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31/12/2006

Frankie fait le bilan...

Avant que la fin de l'année ne s'achève, Frankie a décidé de se balader une dernière fois en 2006 et de faire un petit bilan. Il y a eu des rencontres, des joies, de la tristesse, des doutes, de l'agacement, de l'émerveillement, bref la vie!

Il y a ceux sans lesquels l'année aurait été franchement insupportable.

Chloé et Boris medium_dubout.3.jpgmedium_ACBD-Dalton.jpg Parfois, ils se prennent pour :

 

 

 

Mais surtout ils sont comme ça :medium_1915.jpg

 

 

 

 

 

Leur devise : Tous pour un, Un pour tous !

Puis il y a sa militante préférée, Bénie (quatrième mousquetaire) et elle est de tous les combats.medium_marchesurrome6ww.2.jpg

Et il y a la copine de Bénie qui est devenue un peu la sienne : medium_hp.pngc'est l'agent 007 égaré au pays de Harry. Mais chut ! c'est classé "secret défense"

 

 

 

Et en ce moment, Bénie et 007 font quoi ? Elles lui concoctent une mixture étrange nommée confiture d'orange.medium_sorc52.gif

Hum, hum....

Il y a son ange gardien qui continue de veiller sur elle...medium_Grand-mere.3.jpg

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et son daddy qui lui a transmis ses gènes artistiques et qui, lui, continue de veiller au grain

 

 

 

 

Il y a ses fans de la première heure : medium_bisous.3.jpget maintenant il y en a une de plus...medium_k_peluch_schtroumpf1.3.jpg

 

 

 

 

 

medium_facade_abcd.jpgIl y a sa voisine BB, une super créative " jeux pour les petits et les grands" : une fidèle de Frankie à qui elle a tout appris sur l'art de manier les outils du blog ! Et un humour qui mérite que l'on fasse un détour par sa boutique : abcdjeux

Il y a eu deux livres qui ont sensiblement changé sa vision du monde : "Folle Sagesse" de Trungpa et "Le voyage à Ixtlan de Castaneda.medium_folle_sagesse.jpg

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Deux films qui l'ont bouleversée :medium_TN_machinist_01.3.jpg The Machinist : Christian Bale y est saisissant.

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"Million dollar baby" : un chef-d'oeuvre !

 

 

 

 

 

Et le documentaire qu'elle medium_lookingforrichard_portada.3.jpgne se lasse pas de revoir tant il est intelligent et passionnant à la hauteur du talent de Monsieur Al Pacino, son acteur préféré :

Il y a celui qu'elle n'attendait pas et qu'elle a rencontré au bar d'à-côté :medium_crowe.jpg

il ressemble à ça...

 

 

 

 

ou plutôt à ça ?medium_clooney.jpg En fait, il ne ressemble à personnemedium_nouvel2.jpg :

Il est tout ça à la fois !

 

 

Son psy medium_freud.jpg Son docteurmedium_medecin.gifmedium_einstein.3.jpg

Son prof

 

 

 

Il est aussi son coach personnel medium_coach.jpg et son chef particulier !

Avant de le rencontrer, elle était plutôt :medium_Qui_a_peur_de_Woolf.3.jpg

maintenant elle est plutôt :medium_Megere_apprivoisee.jpg

 

 

 

 

 

et elle se sent redevenir :medium_bebe_20dodo_20arbre.3.jpg

 

 

 

 

 

Pour 2007, voilà ce que Frankie espère :

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6d65c930ef7c67ff4331a7b4c266591a.jpg

 

 

 

 

 

et

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la Paix... Utopie, quand tu nous tiens !

 

 

 

 

Et voilà ce qu'elle aimerait faire :

marcher dans le désertmedium_Desert_Sonora.jpg escalader l'Himalayamedium_himalaya.jpg

 

 

 

danser medium_tango.jpgle

à Buenos Aires

et monter à cheval avec les gauchosmedium_Estancia_cordoba_gauchos.jpg dans la pampa

 

 

 

Cela pourrait se faire ainsi :

medium_copiedealicewpsorciere2bw.jpgmais elle doit tenir compte de son meilleur pote medium_CAM3ARAD.jpg

 

 

Et puis si un éditeur avait la bonne idée de s'intéresser à son : medium_n1947_manuscrit.jpg

ça serait une sacrée belle année 2007 !

 

 

Une chose est sûre : Frankie vous souhaite que cette nouvelle année soit la plus douce possible !

28/12/2006

Frankie fait sa déclaration...

Frankie a eu quinze ans à Amsterdam. Egarée dans une ville aux façades trompeuses, elle s'asseyait place du Dam et observait ce petit monde bariolé qui s'agitait autour d'elle en quête permanente de sensations illusoires. Frankie était une jeune fille un peu naïve et paradoxalement assez lucide sur ce que le monde des adultes ne tarderait pas à lui réserver. Elle naviguait alors en des mers agitées, capitaine d'un bateau qui aurait pu être Argo, rêvant d'un avenir propice aux désirs intimes. Mais la vie, désobéissante à souhait, la débarqua souvent sur des rivages chaotiques. Dans tout exil, il se produit parfois des rencontres de l'ordre du mystique. A Amsterdam, cette année-là, Frankie eut envie de mourir. Le destin lui mit entre les mains un livre qui lui donnât une formidable envie de vivre. tanguy.jpg

Ce livre c'était "Tanguy". Son auteur, Michel del Castillo. Ce furent les premiers émois littéraires, les premières larmes versées en continu devant l'innocence bafouée, et la découverte d'un auteur qui la marquât d'un sceau indélébile, celui de la reconnaissance. Ce jour-là, Frankie tomba amoureuse pour la première fois. De l'auteur, de ses phrases, de ses pages qui racontaient une douleur si palpable, bref de l'homme qui parlait de ses déchirures d'enfant avec pudeur mais dont chaque mot était asséné avec une précision implacable. Cocteau a dit de cet ouvrage qu'il était atroce et admirable. Ce sont là deux mots terriblement justes.

A un âge ou l'on ne devrait connaître que l'amour et la sécurité, Michel del Castillo a fait connaissance de la pire façon qui soit avec la folie des hommes. Il a tout connu du chaos de la guerre civile et celui de la guerre tout court. L'image que Frankie a de ce petit garçon effrayé, affamé, transi de froid, resté seul avec cet amour déchirant pour une mère absente restera à jamais gravée dans sa mémoire. Tout comme celle du garçon de douze ans, rapatrié en Espagne et in­terné dans une maison de redressement. Quatre années d’enfer que Del Castillo a évoquées dans plu­sieurs de ses livres, mais dans cette prison barbare, une révélation allait transformer son existence : elle eut pour nom Dostoïevski.

Lors de la réimpression de Tanguy, intervenu peu de temps après Rue des Archives, Del Castillo écrivait : "De Tanguy à Xavier, il  y a plus que l'épaisseur d'une vie, il y a toute l'amertume d'un désenchantement, qui doit moins à l'âge qu'à la progressive découverte de l'horreur. Si je gardais à vingt ans, quelques illusions, le sexagénaire qui a écrit Rue des Archives n'en conserve lui, plus aucune. En ce sens la boucle est bien bouclée. L'aveu étouffé de Tanguy fait la musique désenchenteresse de Rue des Archives. (...) De l'un à l'autre, un seul lien, la littérature. Elle constitue, on l'a compris, ma seule biographie et mon unique vérité."

Ses héros sont les héros de Frankie : donquichotte.jpg

Don Quichotte, dont Del Castillo dit qu'il incarne le mieux l'Espagne et ses grands rêves utopiques, dans une langue magnifique.

Dostoïevski, héros de "Mon frère l'idiot". La prison pour enfants de l'asile Duran à Barcelone, là où des geôliers ecclésiastiques et sadiques s'acharnent à "redresser" les petites victimes de la guerre civile, les orphelins de la misère et de la répression. Et le salut, comme dans un roman de Dostoïevski, qui survient de la boue même de l'inhumanité : un pion d'étude, une épave alcoolique et crasseuse qui se prend d'une sorte de pitié pour Michel et lui prête des livres, des livres d'évasion comme on dit, sans trop y penser. Dostoïevski arrache le jeune garçon abruti par la trahison, les coups, la faim et la solitude au vertige de la folie et du naufrage. (Extrait de l'article "Le complexe de Lazare" de Philippe Lepape paru dans le Monde des Livres le 13/10/95)

Michel Del Castillo dit avoir écrit ce livre pour "payer ses dettes" au grand écrivain russe. Mais il y règle aussi quelques comptes avec ses détracteurs et au final, lui rend le plus bel hommage qui soit.

Soljenitsyne sur lequel Del Castillo écrit : "Pour quiconque aime les livres, pour celui qui, sans eux, ne saurait concevoir l'existence, pour qui leur doit enfin d'avoir survécu au naufrage de presque toutes ses illusions et de tout son espoir, pour un tel homme la rencontre avec un grand et vrai roman constitue une joie sauvage, éprouvante. Il se sent raffermi dans sa foi, soutenu dans son espoir, consolé de tous ses malheurs. Il prend une conscience aiguë que le monde n'est pas un désert ; puisqu'il existe quelque part, au fin fond d'un vaste et lointain pays, un homme fraternel, merveilleusement proche, qui fait du langage un usage supérieurement humain. (article de Michel Del Castillo : "les chefs-d'oeuvre de Soljenitsyne" paru dans le Magazine littéraire n° 28 d'avril-mai 1969)

michel.jpgDurant de longues nuits blanches, Michel Del Castillo a tenu compagnie à Frankie à une époque où la colère était sa compagne d'infortune. Mais les petits matins se révélaient enchanteurs après qu'elle l'ait quitté. Elle l'a parfois délaissé pour aller vagabonder chez d'autres qui, s'ils ne déméritaient pas en matière de talent, ne l'ont jamais supplanté dans son coeur. Au fil du temps, l'amour de jeunesse est devenu l'ami rare et précieux dont elle se souviendra toujours avec une infinie tendresse.

Il lui a juste fallu plus de vingt ans pour oser faire sa déclaration.

Pour ceux qui ne connaissent pas ou peu l'oeuvre de Michel Del Castillo, allez faire un tour sur le site qui héberge également son blog et lisez avec avidité tout ce qui s'y trouve : http://www.micheldelcastillo.com

 
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